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AS TARARE BASKET

Nos U20 s’écroulent en fin de match (02/12/2018).

C’était un peu match de gala ce week-end pour nos U20 qui recevaient le leader Ceyzeriat basket. Un leader qui sera aussi difficile à battre qu’il est difficile à orthographier, c’est une évidence…
Leaders, certes…Et pourtant…on était bien allé chercher la victoire chez eux, aux termes d’un genre de match dont on a malheureusement déjà oublié l’existence…On était alors en pleine confiance, remplis de certitudes… mais c’était alors un autre temps. Une autre époque…presque révolue….
Ah nostalgie, quand tu nous tiens…
Mais il faut regarder devant. Et la tête haute de préférence. Car non, ce n’est pas possible, nos gars ne peuvent rester dans cette spirale négative.  Allez, soyons positifs, recevoir le leader est le match parfait pour se relancer. Allez !  C’est le moment. C’est le jour J. C’est l’instant T.
YES ! Nos diables rouges entament parfaitement cette piégeuse et difficile rencontre, revigorés peut être par la prestation de haut vol de leurs camarades U17 juste avant…
Et je peux vous dire que ça fait du bien…
Notre jeu est vif, rapide et collectif. Tout ce qui fait d’habitude notre force. Ceyzeriat semble même être surpris par notre qualité. Et oui, en jouant comme cela, on ne ressemble pas à une équipe de fin de classement...n’est-ce pas ?
Et quand la vitesse va, tout va. Et même si nos adversaires du jour se réveillent rapidement, c’est bien nous qui dominons clairement les débats, avec un 10/4 plein d’autorité et de basket. Ceyzeriat démontre aussi qu’ils ne sont pas leader pour rien. Oh que non. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on reconnait enfin nos protégés. ENFIN. Le match est lancé, et bien lancé. La rythme est important, et les gabarits adverses nous sont parfois difficiles à maitriser. La réaction adverse est évidente, mais on répond coup pour coup. On s’accroche pour rester devant, et cela paie, avec un 21/14 en fin de premier quart, qui devrait nous donner du baume au cœur.
La seconde période sera aussi d’excellente facture. Et de la part des deux équipes. Nos gars doivent se faire plaisir…enfin. Notre collectif est retrouvé. Et notre sens du jeu aussi. On grappille deux ballons coup sur coup, résultat direct d’une envie complètement retrouvée.  On reprend donc logiquement un tout petit peu plus d’avance. Un tout petit peu plus seulement. Mais on prend tout, en cette période de disette. Tout…
On a quand même du mal à rentrer dans la défense Ceyzériacoise, car elle est rude, dense, bien difficile à pénétrer… On tente quelques shoots extérieurs mais sans réussite, aucune. C’est le seul point noir pour l’instant. Dommage…car cela aurait pu nous donner un peu de confiance. Confiance qui nous fait défaut dès qu’il s’agit d’attaquer le cercle, c’est une évidence. Mais peu importe, nous aussi on défend bien. On se bat, et nous voilà à +10 à la mi-temps (32/22). On retrouve clairement not p’tits gars. Je ne vais pas tarder de disserter sur la madeleine de Proust….
 Les deux équipes vont se rendre coup pour coup dès le retour sur le terrain. Un temps fort adverse (0/5) sera vite répondu par nos diables rouges (6/0) qui semblent enfin retrouver leur basket. Leur assurance. On souffre ensuite doucement, mais surement en milieu de quart temps. Mais rien d’illogique, Ceyzeriat sait produire lui aussi du bon jeu, voir très bon. Chaque erreur de notre part se paie cash. On n’est pas leader pour rien...
Mais voilà, on semble enfin dans un bon jour. Un autre 6/0 en notre faveur prend forme d’un véritable baroud d’honneur pour rester à plus 10 avant le dernier acte (52/42). Allez, ça doit le faire. Allez ça va le faire…
Ce sera alors le retour des vieux démons. Ceux qui nous suivent depuis trop longtemps désormais. On va effectivement prendre un 10/0, et on va alors complètement exploser en vol mentalement parlant. Nos adversaires passent devant pour la première fois, à 4 minutes de la fin. Et ce sera fatal. Ni plus ni moins…
Tout ce que l’on a produit jusqu'à présent sera peine perdue…et ne servira à rien au final. C’est ingrat, c’est injuste, mais c’est ainsi…la dure loi du sport. Tout simplement…
Que conclure ? … Pas grand-chose si ce n’est de dire que nos gars sont encore fragiles. Et que cela démontre toute la difficulté de remonter la pente quand tout va mal…quand tout est gris…quand tout est noir…
C’est si facile de chuter…mais si difficile de se relever….
On va alors perdre complètement le fil de la rencontre, pour une défaite difficile, cruelle, mais bien réelle… (63/69).
Allez, on s’est planté sur ¼ temps…et alors ? Regardons le verre à ¾ plein au lieu de regarder le verre au ¼ vide….
Ça ne peut pas durer. Ça ne va pas durer. C’est mon petit doigt qui me le dit, et il ne se trompe jamais…Jamais.
Je suis prêt à prendre les paris…Ni plus ni moins….
 
 
 
 
 

Nos U20 en plein doutes (18/11/2018).


Nos U20 se déplaçaient ce week-end chez la lanterne rouge Sud Lyonnais basket, qui reste toujours en quête de sa toute première victoire…
Nos garçons avaient été sans scrupules au match aller avec un « +46 » qui parlera de lui-même. On avait dominé cette équipe de la tête et des épaules. Tout simplement.
Match plié d’avance me direz-vous ? une formalité ? Et bien pas du tout…et je m’en explique…
Notre équipe était alors au pic de sa forme. En pleine confiance, après une préparation et des matchs amicaux d’un excellent niveau. Elle était alors lancée comme un frelon….
Mais les temps ont changé. Bien changé. Notre équipe à toutes les peines du monde à se préparer de manière optimale. Le frelon a perdu de sa vitesse…et les derniers matchs ont été compliqués. Très compliqués.
Bref…On est dans une mauvaise passe. Cette satanée mauvaise passe ou rien ne semble réussir, ou tout est plus difficile. Cette satanée mauvaise passe que tout le monde connait un jour ou l’autre, et si difficile à enrayer. Un mauvais moment à passer…
En ajoutant à cela la qualité et l’orgueil certain de nos hôtes du jour. C’est le piège parfait qui nous est tendu. Ni plus. Ni moins. Attention danger !
Nos adversaires comprennent vite que notre équipe n’est plus la même que quelques semaines auparavant. Et malgré un joli 3 points Tararien quasiment d’entrée de jeu, on va se faire bouger de longues minutes. On a du mal à répondre à l’intensité physique adverse. Nos jambes semblent lourdes, nos appuis manquent de mordant. Un peu comme si on courrait dans 50 cms de neige fraiche….
Sud Lyonnais basket se procure alors tout logiquement deux gros temps fort (7/0, puis 8/0), pour mener déjà 19 à 7 au bout des 10 premières minutes…
Nos diables rouges réagissent dès le retour sur le parquet. La rencontre change tout naturellement de physionomie. En bon écologistes qu’ils sont, nos diables rouges troquent le bon vieux diesel polluant et peu performant par un 10 cylindre essence d’un bien meilleur rendement, certainement d’origine italienne à la vue de ses performances…
Nos garçons sont revigorés. La conséquence est sans appel avec un 13/2 entre notre faveur qui nous remet dans la partie à la mi-temps (23/26 pour Sud Lyonnais). Il faut continuer ainsi…
Pas grand-chose à dire lors du troisième quart temps à part que les deux équipes sont toujours au coude à coude. Aucune des deux formations ne prendra le pas sur l’autre. Toujours est-il que Sud Lyonnais peut commencer à rêver d’une bien belle revanche…Il sentent que c’est le moment. C’est une évidence. Ils tiennent donc le choc, et font exactement le nécessaire pour éviter que l’on sorte la tête de l’eau. Et nous voilà donc menés 49 à 44 avant le dernier acte. Le piège se resserre dangereusement, et toutes les craintes se concrétisent doucement…
Nos diables rouges jettent alors les dernières forces dans la bataille. Un sursaut d’orgueil qui nous fait même passer devant, avec un 8/0 qui semble faire tourner le vent en notre faveur. Mais voilà, en face, ça s’accroche, ça s’accroche.
Nos efforts semblent ensuite devenir vains. On dirait que nos gars essaient de grimper le Tourmalet à vélo, mais sur la première vitesse…
Ils appuient forts sur les pédales, mais ils n’avancent pas…un fort sentiment d’impuissance à la limite de l’inexplicable.
On est comme dans un mauvais rêve. Vous savez ces cauchemars étranges, ou votre corps ne répond plus…quand vous essayez de fuir votre belle-mère en courant, mais que vous faites du sur place et qu’elle vous rattrape. Ou quand vous recevez votre avis d’imposition et que vous voulez hurler, mais qu’aucun son ne sort de votre bouche…
On va pourtant tenter le « hold up parfait » jusqu’au bout. Les dernières minutes seront étouffantes de suspens, mais le résultat sera impitoyable en perdant d’un tout petit point (62/63). Tout le symbole de la tempête qu’on est en train de traverser.
Mais je reste persuadé cette spirale négative va bientôt rompre. Les prochains jours seront meilleurs. Nos diables rouges vont reprendre confiance et conscience de leurs capacités. Et coach K fera le reste, j’en suis convaincu.
Même pas peur…
 
 

Rien ne va plus pour nos U20 (09/11/2018).


C’était un déplacement un peu particulier, un peu spécial pour nos U20 ce week-end, en allant défier Sorbier-la Talaudière le vendredi soir à 21H. On espérait toutes et tous que nos gars ne seraient pas trop épuisés pas leur intense semaine scolaire, pleine de travail et de révisions, mais aussi qu’ils allaient mettre un peu plus d’envie que lors de leurs deux dernières prestations…
Les courageux parents ayant fait ce déplacement seront vites rassurés. Les deux premières minutes tout au moins... On rentre en effet bien dans le match. En tous cas, mieux que nos hôtes du jour qui nous propose une défense plutôt friable. En tous cas assez friable pour scorer rapidement et prendre un léger avantage (10/4) qui semble lever les quelques doutes planant sur cette rencontre…
Mais cela ne durera pas. Les deux équipes proposent alors un basket d’une zhénitude totale.  On est vendredi, mais on croit plutôt assister à un petit match du dimanche entre amis, juste après la messe...
 C’est mou. Mais que c’est mou…Le concept même de la défense est restée au vestiaire que ce soit côté Lyonnais ou côté ligérien. On est dans le loisir plus que dans la compétition. Le score de 30 à 24 pour Sorbier en fin de premier quart démontrera à lui seul la physionomie de cette partie assez particulière…
On revient sur le parquet avec d’autres intentions. Mais pas les bonnes…Celles de mettre encore moins d’envie, encore moins de rythme, encore moins d’agressivité. On ne pensait même pas que c’était possible…
Et bien si...à la grande frustration de kévin déjà désabusé.
Sorbier déroule alors son basket en étant donc pas plus dérangé que cela dès qu’il s’agit d’attaquer notre raquette. Ils montrent alors une jolie adresse, vite récompensée par un 10/0 qui aura tout de même le mérite de nous réveilleur un petit peu. Un tout petit peu. Pas plus. On est en mode fonctionnaire…Doucement le matin. Pas trop vite l’après-midi…
On s’accroche alors tant bien que mal au score. On grappille un tout petit peu notre retard, mais nous voilà tout de même à -6 à la mi-temps (46/52). J’avoue hésiter alors à rentrer chez-moi à la vue du spectacle proposé...
La troisième période sera la meilleure pour nos diables rouges. En, fait non. Disons-le autrement. Ce sera la moins pire. Même si « Moins pire » est une association de mots pas très française, elle a au moins le mérite de bien décrire la situation.
Nos gars sont loin de se transcender. Mais on va quand même un peu plus vite, on défend un peu mieux. Notre intensité est meilleure.  Sorbier baisse aussi au niveau de l’adresse. Et devinez-quoi ? le match change de physionomie, et on reprend la main sur cette soporifique rencontre (+6 en milieu de quart temps), pour attaquer le dernier acte à +3 (67/64). Un score serré, certes, mais on semble avoir un peu plus de certitudes dans l’état d’esprit. Ouf…Ça devrait pouvoir le faire.     
Mais ça devrait seulement…
 Sorbier commence par un joli temps fort, plein d’envie, et toutes nos certitudes vont voler en éclat. On ne joue pas. On ne défend pas. On offre une magnifique soirée « porte ouvertes sur notre raquette » à nos adversaires qui n’en demandaient pas tant. Attaquer notre cercle devient un jeu d’enfant. Par la gauche, par la droite, par le milieu, Sorbier n’a qu’à emprunter de magnifiques boulevards, offerts sur un plateau, s’il vous plaît…
On va tout simplement se faire exploser durant de longues minutes. Très longues minutes. Et le pire, le pire de tout, c’est qu’il n’y aura aucune révolte. Aucune. Il n’y a ni Danton, ni Robespierre, ni Che Guevara dans notre équipe. La révolution, ce sera pour une autre fois. On va laisser se faire marcher dessus en toute impunité, pour terminer une défaite lourde, très lourde 96 à 80.  
Bravo à sorbier pour avoir été chercher sa victoire.
Quand à nos garçons…il va falloir vite se reprendre. Très vite. Le manque d’envie et l’attitude ne peuvent pas excuser complètement un contexte difficile. Vous êtes capables de mieux. De bien mieux. L'avez-vous déjà oublié ?   
 

Nos U20 inquiètent (21/10/2018).


 
C’était réception ce dimanche de Saint Rémy Sport Basket. Un club qu’on a rarement rencontré avec notre génération des U20. Peut-être même jamais. Sauf si mon excellente et pourtant infaillible mémoire commence à me faire défaut…
Modestie, quand tu nous tiens…
Sachant qu’on ne doit pas se fier aux résultats des week-end précédents (on va pas refaire la même leçon que la semaine dernière, n’est-ce pas les gars ?), on plongeait donc ce week-end dans une bien belle inconnue…
Et attentions aux belles inconnues. C’est bien connu….
Leçon retenue ou pas, toujours est-il, que notre début de match est comment dire ?…mou, lent, sans rythme ? Pire…sans envie ?
Le tableau d’affichage répond parfaitement et rapidement à la question.  On se prend un 2/6 net et sans bavures qui annonce clairement qu’il va vite falloir se réveiller. Très vite…
Les deux équipes se ressemblent, en pratiquant un jeu rapide. Un jeu vif. On monte un peu en intensité, et on se récompense aussi rapidement et logiquement par un 8/4 qui réchauffe quelque peu les esprits.  
Mais on tombe trop souvent dans la facilité. Les efforts sont inconstants et ne sont pas réalisés en équipe. On sent nos garçons capables de prendre la main sur ce match. Mais il n’en sera rien. Un 3 points au « buzzer » donne même une petite avance à nos adversaires (17/14) qui n’en demandaient pas tant. Attention danger !
Les garçons auront droit à l’instant coach Kevin. Une p’tite soufflante comme on les aime, et qui aura le mérite de sortir nos diables rouges d’une sieste à peine   dissimulée…On inflige un 12/2 qui semble avoir mis la machine en route. Enfin me direz-vous.   Mais ce sursaut n’aura pas plus d’effet qu’un pétard mouillé. Saint Rémy se bat sur tous les ballons et nous domine dans l’intensité. Dans l’agressivité. On est littéralement « explosés » dans le domaine des rebonds, domaine qui est souvent le reflet exact de la détermination d’une équipe. Je vous laisse donc à vos conclusions, même si on passe devant à la mi-temps (36/34). Et avec cette pause les gars se voient resservir, l’instant Kevin Coach 2. Le retour…
Au retour des vestiaires, le jeu restera équilibré quelques minutes. Pas plus…
On va effectivement stopper net l’hémorragie, et enfin jouer au basket. On resserre clairement notre défense et on commence à presser le porteur du ballon. Enfin. Le résultat est immédiat, avec un 12/0 qui parlera de lui-même et qui semble sonner le g         las d’une équipe sanrimoise qui semble tout à coup dans la difficulté.  
Mais cette équipe a de la ressource. De la ressource mentale avec une cohésion d’équipe formidable. C’est toute l’équipe qui attaque et qui défend. Ensemble. En bloc. Tout le contraire de nous.  En ajoutant à cela de bon joueurs de basket, et nous voilà re-dominés. Archi dominés. Notre belle avance va fondre comme neige au soleil, pour même se réduire à néant, avec une égalité parfaite avant la dernière période (56/56). Tiens, tiens…On dirait le match de la semaine dernière, mais dans l’autre sens. Doit-on y voir un mauvais présage ?
Nos garçons vont continuer de confondre vacances scolaires et vacances sportives qui ne pourtant pas encore actées…
 Saint Rémy va alors enfoncer le clou, avec une détermination qui fait plaisir à voir. Ils donnent tout. Tout. On voit de temps en temps un fantôme rouge pâle traverser le parquet, mais cela ne suffit pas à endiguer la fougue adverse…
Bon. On dirait bien ça y’est. Le ver est définitivement dans le fruit... (Bon le jeu de mot est pourri, mais Saint Rémy joue en vert…).
Nos protégés essaieront quand même de se réveiller une énième fois. Mais malgré un orgueilleux mais trop tardif 10/5 en fin de match, on va échouer à trois petits points d’une équipe visiteuse qu’aura été chercher sa victoire (75/78), au final sans jamais trembler.   Bravo à eux.
Quand à nos gars, cela fait deux week-end qu’ils jouent avec le feu. Et voici la première brulure…
Il va falloir revenir avec de bien meilleures intentions après la trêve.
Sinon…
 

Nos U20 l'emportent au finish (13/10/2018).


Après une promesse de dons de plus de 3000 euros. Après le lancement des hashtags #Je_Suis_Article,  #Balance_ton_article et #Résumé_Un_Jour_résumé_toujours.
Après une manifestation de plus de 500 personnes (500 selon les organisateurs mais 2 seulement selon la police…), ce petit mot d’humour pour annoncer à toutes les fidèles lectrices et fidèles lecteurs que les résumés des U20 vont renaître de leurs cendres…
Et dès aujourd’hui !
Et le tout premier résumé de cette saison va commencer par un petit peu de mathématiques.
Soit l’équipe de Lyon Sud Basket, que l’on nommera équipe A.
Soit l’équipe de Ceyzériat que l’on nommera équipe B,
Et soit l’équipe C, nos diables Rouges…
Sachant que C bat A de « +42 », et sachant que B bat A de « +16 ».
Question : de combien devrait gagner nos diables rouges en déplacement chez Ceyzéyriat ce week-end ?. Vous avez deux heures…
Réponse facile me direz-vous…En théorie… de 26 points ?
Et bien je dis non, non, non et encore non. Il n’y a pas de théorie exacte en sport…
Car il y a le mot « devrait ». Aucun match n’est jamais joué d’avance. On se doit alors d’appliquer un coefficient correcteur « C » à ces +26 point théoriques…Un coefficient basé sur la forme du moment, l’envie, la détermination, et la physionomie des deux équipes.
Alors je répondrai plutôt qu’on devrait gagner de 26*C.
Et que se passe-t-il si « C » est négatif ? …la victoire se transformera en défaite…tout simplement….
Ceyzériat, c’est sympa et les gens y sont accueillants. Mais c’est loin…
Ce long déplacement à un effet soporifique évident sur nos garçons. Et ce n’est pas un effet placébo…
Notre équipe est en effet léthargique en début de rencontre. On a sorti le bon vieux diesel. Celui-ci n’est peut-être pas polluant, mais il est complètement inefficace à froid, ça c’est sûr…
Nos hôtes du jour nous mettent tout logiquement en difficulté avec une défense qui nécessiterait plus d’efforts de notre part, dès qu’il s’agit d’attaquer le cercle. Notre jeu collectif est souvent fait de mauvais choix et de passes qui n’arrivent pas à destination…On s’essaie à quelques shoots extérieurs sans plus de réussite.  Je ne parlerai même pas de notre défense qui ne semble pas avoir fait le déplacement. La conséquence au score ne se fait pas attendre avec un 4/12 logique. Tellement logique…
On va ensuite très clairement resserrer notre étreinte défensive.  Le match tourne alors quelque peu en notre faveur. Tien donc, comme c’est bizarre. Offensivement c’est toujours aussi difficile de rentrer sou le cercle adverse. On s’en remet a quelques actions individuelles qui nous remettent dans le bon sens (21/19 pour nous en fin de premier quart).
Notre réveil n’est toujours pas acté au retour sur le parquet. On a du mal à reconnaitre notre équipe ce WE. Il faut dire que nos adversaires défendent bien. Et même très bien. On est vraiment gênés, et cela nous met en grande difficulté dans la confiance, notamment. Mais on monte en puissance. Doucement mais surement. On commence à voir quelques belles actions collectives, condition « sine qua none » pour palier notre déficit évident dans les rebonds. Un temps fort juste avant la mi-temps (7/0), et nous voilà devant avec quelques petits points d’avance (41/35). On s’en tire bien. Plutôt bien, à la vue de ce qu’on a proposé. Du néant au pas trop mal, en passant pas du pas terrible. On attend mieux de nos garçons. Et ce n’est pas Joël, notre coach d’un soir (qu’on remercie d’ailleurs en passant) qui va dire le contraire. Hein Joël ?  
Le début du troisième acte est comment dire ?  Effroyable ?  Catastrophique ? nul ?
Ceyzériat nous met alors dans le supplice le plus extrême. Leur défense nous semble complétement impénétrable. Le verrou est fermé à double tour, et la clé absolument introuvable. On se fait manger tous crus dans les rebonds. Et nous voilà puni par un 0/13 stoppé très judicieusement par un temps mort qu’on va nommer de salvateur…Mais où est passé notre équipe du week-end dernier ?  
Une petite soufflante venant du banc plus tard, nous revoilà sur le parquet avec d’autres intentions. Enfin. On répond par un 7/0 qui nous remet à l’endroit. Mais cela ne durera pas. On aura rarement vu une réaction d’orgueil aussi éphémère. On lâche devant la fougue défensive adverse une nouvelle fois. On se reprend un 0/9, et nous voilà à -11 avant le dernier acte (48/59). Nous voilà parfaitement englués dans le piège le plus parfait car c’est bien nos amis Aindinois qui ont le vent dans le dos. C’est une évidence…
On est au pied du mur. Vous l’aurez compris. Mais nos diables rouges ne vont jamais rien lâcher. Rien.
Ils ne sont pas dans un grand jour niveau basket c’est évident, même si nos adversaires sont des adversaires coriaces. Très coriaces, en défense notamment. Faut-il le préciser ?
Mais ils vont alors troquer leurs rouges tenues par ce qu’on appelle communément « le bleu de chauffe ». Et ils vont grappiller, leur retard. Doucement, mais sûrement. Inlassablement, dirais-je même…
On revient alors au score. L’atmosphère devient étouffante. Le suspens atteint des sommets, et ferait frissonner maître Hitchcock en personne…Je cherche du regard où se trouve le défibrillateur. On ne sait jamais, notre Ginette nationale est en transe….et notre pauvre Jöel au bord du gouffre….
Aucune des deux équipes n’arrivera à se détacher. Les dieux du basket n’arrivent pas à faire leur choix. Enfin, si…ce sera une prolongation…(69/69). Comme aurait pu le dire un regretté Charles Aznavour, il faudra attendre encore un peu pour « se voir déjà en haut de l’affiche »…
C’est reparti pour cinq minutes. Les cardiaques sont priés de quitter la salle…
On pousse alors le meilleur « scoreur » adverse à faire sa 5eme faute. On se dit alors que ce sera plus facile. Mais c’est encore une fois de plus de la théorie. En pratique il n’en sera rien. Les deux équipes vont tout donner. Tout.  Le match s’emballe. C’est de la folie. De la folie pure et dure. La rencontre va se jouer sur quelques détails. Un détail ou deux d’ailleurs. Pas plus…
Et elle va tourner en notre faveur (77/75) au bout d’un suspens interminable.
Bravo aux garçons qui ont su revenir d’outre-tombe, quand ils étaient à -11 à l’entame du dernier quart.
Ils ont été chercher cette victoire avec les tripes, avec le cœur. C’est cela qu’on va retenir aujourd’hui.
Je terminerai ce premier résumé par une petite pensée pour nos adversaires, qui auraient mérité cette victoire tout autant que nous.  En toute sincérité.