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AS TARARE BASKET
 

Nos U20 l'emportent au finish (13/10/2018).


Après une promesse de dons de plus de 3000 euros. Après le lancement des hashtags #Je_Suis_Article,  #Balance_ton_article et #Résumé_Un_Jour_résumé_toujours.
Après une manifestation de plus de 500 personnes (500 selon les organisateurs mais 2 seulement selon la police…), ce petit mot d’humour pour annoncer à toutes les fidèles lectrices et fidèles lecteurs que les résumés des U20 vont renaître de leurs cendres…
Et dès aujourd’hui !
Et le tout premier résumé de cette saison va commencer par un petit peu de mathématiques.
Soit l’équipe de Lyon Sud Basket, que l’on nommera équipe A.
Soit l’équipe de Ceyzériat que l’on nommera équipe B,
Et soit l’équipe C, nos diables Rouges…
Sachant que C bat A de « +42 », et sachant que B bat A de « +16 ».
Question : de combien devrait gagner nos diables rouges en déplacement chez Ceyzéyriat ce week-end ?. Vous avez deux heures…
Réponse facile me direz-vous…En théorie… de 26 points ?
Et bien je dis non, non, non et encore non. Il n’y a pas de théorie exacte en sport…
Car il y a le mot « devrait ». Aucun match n’est jamais joué d’avance. On se doit alors d’appliquer un coefficient correcteur « C » à ces +26 point théoriques…Un coefficient basé sur la forme du moment, l’envie, la détermination, et la physionomie des deux équipes.
Alors je répondrai plutôt qu’on devrait gagner de 26*C.
Et que se passe-t-il si « C » est négatif ? …la victoire se transformera en défaite…tout simplement….
Ceyzériat, c’est sympa et les gens y sont accueillants. Mais c’est loin…
Ce long déplacement à un effet soporifique évident sur nos garçons. Et ce n’est pas un effet placébo…
Notre équipe est en effet léthargique en début de rencontre. On a sorti le bon vieux diesel. Celui-ci n’est peut-être pas polluant, mais il est complètement inefficace à froid, ça c’est sûr…
Nos hôtes du jour nous mettent tout logiquement en difficulté avec une défense qui nécessiterait plus d’efforts de notre part, dès qu’il s’agit d’attaquer le cercle. Notre jeu collectif est souvent fait de mauvais choix et de passes qui n’arrivent pas à destination…On s’essaie à quelques shoots extérieurs sans plus de réussite.  Je ne parlerai même pas de notre défense qui ne semble pas avoir fait le déplacement. La conséquence au score ne se fait pas attendre avec un 4/12 logique. Tellement logique…
On va ensuite très clairement resserrer notre étreinte défensive.  Le match tourne alors quelque peu en notre faveur. Tien donc, comme c’est bizarre. Offensivement c’est toujours aussi difficile de rentrer sou le cercle adverse. On s’en remet a quelques actions individuelles qui nous remettent dans le bon sens (21/19 pour nous en fin de premier quart).
Notre réveil n’est toujours pas acté au retour sur le parquet. On a du mal à reconnaitre notre équipe ce WE. Il faut dire que nos adversaires défendent bien. Et même très bien. On est vraiment gênés, et cela nous met en grande difficulté dans la confiance, notamment. Mais on monte en puissance. Doucement mais surement. On commence à voir quelques belles actions collectives, condition « sine qua none » pour palier notre déficit évident dans les rebonds. Un temps fort juste avant la mi-temps (7/0), et nous voilà devant avec quelques petits points d’avance (41/35). On s’en tire bien. Plutôt bien, à la vue de ce qu’on a proposé. Du néant au pas trop mal, en passant pas du pas terrible. On attend mieux de nos garçons. Et ce n’est pas Joël, notre coach d’un soir (qu’on remercie d’ailleurs en passant) qui va dire le contraire. Hein Joël ?  
Le début du troisième acte est comment dire ?  Effroyable ?  Catastrophique ? nul ?
Ceyzériat nous met alors dans le supplice le plus extrême. Leur défense nous semble complétement impénétrable. Le verrou est fermé à double tour, et la clé absolument introuvable. On se fait manger tous crus dans les rebonds. Et nous voilà puni par un 0/13 stoppé très judicieusement par un temps mort qu’on va nommer de salvateur…Mais où est passé notre équipe du week-end dernier ?  
Une petite soufflante venant du banc plus tard, nous revoilà sur le parquet avec d’autres intentions. Enfin. On répond par un 7/0 qui nous remet à l’endroit. Mais cela ne durera pas. On aura rarement vu une réaction d’orgueil aussi éphémère. On lâche devant la fougue défensive adverse une nouvelle fois. On se reprend un 0/9, et nous voilà à -11 avant le dernier acte (48/59). Nous voilà parfaitement englués dans le piège le plus parfait car c’est bien nos amis Aindinois qui ont le vent dans le dos. C’est une évidence…
On est au pied du mur. Vous l’aurez compris. Mais nos diables rouges ne vont jamais rien lâcher. Rien.
Ils ne sont pas dans un grand jour niveau basket c’est évident, même si nos adversaires sont des adversaires coriaces. Très coriaces, en défense notamment. Faut-il le préciser ?
Mais ils vont alors troquer leurs rouges tenues par ce qu’on appelle communément « le bleu de chauffe ». Et ils vont grappiller, leur retard. Doucement, mais sûrement. Inlassablement, dirais-je même…
On revient alors au score. L’atmosphère devient étouffante. Le suspens atteint des sommets, et ferait frissonner maître Hitchcock en personne…Je cherche du regard où se trouve le défibrillateur. On ne sait jamais, notre Ginette nationale est en transe….et notre pauvre Jöel au bord du gouffre….
Aucune des deux équipes n’arrivera à se détacher. Les dieux du basket n’arrivent pas à faire leur choix. Enfin, si…ce sera une prolongation…(69/69). Comme aurait pu le dire un regretté Charles Aznavour, il faudra attendre encore un peu pour « se voir déjà en haut de l’affiche »…
C’est reparti pour cinq minutes. Les cardiaques sont priés de quitter la salle…
On pousse alors le meilleur « scoreur » adverse à faire sa 5eme faute. On se dit alors que ce sera plus facile. Mais c’est encore une fois de plus de la théorie. En pratique il n’en sera rien. Les deux équipes vont tout donner. Tout.  Le match s’emballe. C’est de la folie. De la folie pure et dure. La rencontre va se jouer sur quelques détails. Un détail ou deux d’ailleurs. Pas plus…
Et elle va tourner en notre faveur (77/75) au bout d’un suspens interminable.
Bravo aux garçons qui ont su revenir d’outre-tombe, quand ils étaient à -11 à l’entame du dernier quart.
Ils ont été chercher cette victoire avec les tripes, avec le cœur. C’est cela qu’on va retenir aujourd’hui.
Je terminerai ce premier résumé par une petite pensée pour nos adversaires, qui auraient mérité cette victoire tout autant que nous.  En toute sincérité.