AST / St Dizier

Tarare 58
 
Saint-Dizier_81
 
À Tarare, salle Robert Magat, Saint-Dizier bat Tarare 81-58 (18-18, 21-9, 17-14, 28-14)
 
Tarare : Koog (16), Porte (7), Tricaud (2), Fricaud (2). Bonin (2), Sow (7), Combe (18) Saint-Dizier : N'donguelembe (17), Fernandez (21), Padre (13), Tientore (5). Becker (16), Mehinda (4), Norbal (6) Le dauphin Saint-Dizier s'est imposé chez le leader et a amplement mérité sa victoire. En effet, les visiteurs n'ont jamais été véritablement inquiétés et ont pris le match à leur compte dès l'entame. Tarare recollait bien au score à la fin du premier quart, mais sans se faire longtemps d'illusions.
 
Les «rouges» n'ont jamais réussi à déstabiliser le bloc défensif de zone des joueurs de la Maute-Marne. Avec l'intérieur solidement verrouillé, la solution passait par les shootes à distance. Et comme l'adresse avait fui les joueurs de Tarare, Saint-Dizier continuait de s'appuyer sur son système. Un système qui s'avérera payant et découragera même quelque peu les rhodaniens en fin de partie, permettant de creuser un écart conséquant.

le " PROGRES " du 9.11.09

Le " PROGRES " édition du Rhone 5.11.09

Seul leader de sa poule, l'AST a parfaitement rebondi après un passage très délicat il y a quinze ans
 
«Les grandes équipes ne meurent jamais.» Les clubs non plus. Exsangue financièrement et humainement en 1995, l'AS Tarare basket est alors bien loin de ses heures de gloire (présent en championnat de France depuis 1960 dont une saison en 1976-77 dans l'élite !).
 
Paul Souzy prend la présidence en 1995 alors que le club se dirige doucement mais sûrement vers le niveau régional.
 
«Peu de personnes voulaient s'occuper du club. Il a fallu motiver des anciens coéquipiers, faire revenir des piliers», note le président.
 
La descente poussera l'AST jusqu'au plus bas niveau régional, en 1999. Avec l'aide d'une génération dorée (Porte, Bonin, Tricaud, Lacroix...), championne au niveau régional chez les cadets, et leur entraîneur Michel Terrasse, le club rebondit et remonte rapidement au point de tutoyer le niveau national dès 2002.
 
Le cap suivant sera franchi avec l'arrivée de Gérard Chat, qui voit son équipe accéder au championnat national en 2005, dix ans après que le club l'ait quitté.
 
Souvent locales, les recrues ne sont alors pas légion pour signer dans ce club excentré de Lyon. La «saignée» (six joueurs majeurs sont partis) de la saison 2007-2008, suite à la montée ratée de peu, a vu le club reconstruire son équipe fanion. Le maintien est l'objectif prioritaire assigné au nouvel entraîneur Franck Macaire. Le club signe pourtant une belle quatrième place, porteuse d'espoirs. Cette saison est donc celle de la confirmation avec une première place au bout de sept journées, acquise avec une seule défaite. Dérogeant à ses habitudes, l'AS Tarare a effectué cette saison unrecrutement «extérieur» mais ciblé.
 
«Je voulais des joueurs capables de s'intégrer dans un groupe. Ardo (Sow, 2.06m, intérieur), je le connais bien, c'est un joueur d'expérience doublé d'un gars bien. C'est un vrai «5» et il fait déjà l'unanimité sur le terrain comme en dehors. Mickaël (Koog, meneur), j'apprends à le découvrir. Il est arrivé sur la pointe des pieds mais il se met dans l'ambiance. Il doit apprendre à gérer un temps de jeu plus important et doit devenir le dépositaire du jeu», dissèque Franck Macaire. Cet axe «1-5» est probablement ce qui se fait de mieux dans cette poule J. Un duo qui n'est pas esseulé car Combe effectue probablement sa meilleure saison tandis que Porte jaillit du banc avec son habituelle fougue.
 
«Il y a une belle joie de vivre dans ce groupe», souligne l'entraîneur des «Diables rouges». Ce que confirment les recrues: «Je cherchais une certaine stabilité pour ma famille et rentrer dans la vie active après des années à parcourir la France», annonce Ardo Sow. «Ici, je me suis tout de suite senti comme chez moi. D'ailleurs, pour l'anecdote, les gens du club viennent chez moi sans me prévenir, ça symbolise ce côté convivial».
 
Mickaël, de son côté, ne regrette pas d'avoir fait une croix sur une année sabbatique, un temps envisagée:«Le niveau m'importe peu, je voulais jouer et ici je me fais plaisir. Les gens sont cools, ils viennent même nous supporter à l'extérieur !».
 
Une ferveur populaire quasi unique dans le Rhône même si le phénomène a subi une certaine érosion. «Nous avons 4 à 500 supporteurs par match, ce qui est en-deçà de ce que nous avons connu par le passé (NDLR: une affluence de 1000 personnes en région pour la montée en N3)».
 
Avec trois matches sur quatre à domicile pour finir la phase aller, l'AS Tarare a les moyens de garder la mainmise sur la première place. La mythique salle Magat n'a pas fini de vibrer. Comme à ses plus belles heures !
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